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Santé

Interview : l'autopalpation expliquée par le Dr Nathalie Gringelli
Publié le 16 mars 2021

Interview : l'autopalpation expliquée par le Dr Nathalie Gringelli

Le cancer du sein, comme nombre d’autres cancers, peut se soigner dès lors qu’il est repéré très tôt. C’est la raison pour laquelle, l’autopalpation est une excellente façon de déceler une anomalie, un changement. Le Dr Nathalie Gringelli, gynécologue médical et obstétrique à La Défense, livre ses recommandations.

Que pensez-vous de l’autopalpation ?

Je la recommande vivement ! Personne ne se connait mieux que soi-même. Beaucoup de cancers sont découverts grâce à cette méthode. J’ai quelques patientes qui n’aiment pas se toucher les seins, je préconise alors de le faire sous la douche.

 

Comment procède-t-on ?

Il faut le faire régulièrement, plutôt en début de cycle. On pose les mains à plat, les doigts légèrement recourbés et on tâtonne sur tout le sein. On passe aussi sur les aréoles et on vérifie s’il n’y a pas d’écoulement au niveau du mamelon. Enfin, on suit la chaine ganglionnaire axillaire c’est-à-dire qu’on part des armatures jusqu’au creux de l’aisselle.

 

Qu’est-ce qu’on recherche ?

Généralement, une tumeur est irrégulière et dure. Si on prend l’habitude de s’autopalper, on est plus à même de reconnaitre si quelque chose de différent est apparu. On peut ainsi repérer une mastose qui est un trouble, certes douloureux, mais bénin et non annonciateur d’un cancer du sein qui, lui, est indolore au toucher. On cherche s’il y a une masse anormale et si la morphologie du sein a changé. On peut aussi déceler un adénofibrome qui se présente sous la forme d’un petite amande souple et lisse. Un kyste est lisse aussi et mobile.

 

Que faire si on repère une boule, une anomalie ?

On prend rendez-vous chez son gynécologue. Ce n’est pas au patient de poser un diagnostic. Au cours d’un examen médical, on voit s’il y a lieu de prescrire une échographie et/ou une mammographie. On n’est pas systématiquement face à un cancer, heureusement.

 

Tous les centres de radiologie peuvent-ils procéder aux examens recommandés par le gynécologue ?

En théorie, oui. En pratique, non. Moi, j’envoie systématiquement mes patientes dans l’un des centres que je connais pour m’assurer d’avoir une bonne lecture.

 

A quelle fréquence préconisez-vous les mammographies?

A partir de 40 ans, c’est tous les deux ans. Mais s’il y a des antécédents familiaux de cancer du sein, je prescris une mammo dès 30-35 ans et je demande une recherche génétique pour vérifier si la patiente est porteuse du gène.

 

 

Photo by National Cancer Institute on Unsplash

 

 

 

 

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