Premier Noël en tant que maman solo : comment le traverser après une séparation ou un deuil ?

Noël n’est pas une fête comme les autres et, que l’on y soit sensible ou non, cette période peut cristalliser, plus qu’une autre, un sentiment d’isolement et de tristesse. Certains la vivent comme une « corvée » familiale qui tombe, heureusement, une fois par an, mais impossible à échapper, d’autres se réjouissent à l’avance de ces retrouvailles en famille, synonymes de joies et de grandes tablées, et d’autres encore la vivent comme le rappel cruel de leur solitude.
Et ce sentiment peut être particulièrement douloureux quand il ravive un deuil ou une séparation. Surtout la première fois, quand on est encore à fleur de peau. Tout ce qui allait de soi ne l’est plus : la place à table, les gestes de chacun, les traditions, les cadeaux emballés à deux, les rires de la cuisine. Et pourtant, vous devez tenir debout pour vos enfants, tout porter, en plus de vous-même, tout organiser, tout en les protégeant.

Et peut-être redoutez-vous de ne pas y arriver.

Alors comment l’aborder avec douceur, sans vous mettre une pression trop lourde ?

C’est bête à dire, mais tenez compte du fait que ce Noël n’est pas comme les précédents. Après un bouleversement intime et familial, il sera forcément éprouvant. Et c’est normal. L’erreur serait de vouloir faire « comme d’habitude » ou comme si tout allait bien. Or, ça ne l’est pas.
Vous avez le droit d’être triste, fatiguée, en colère aussi peut-être.
L’enjeu cette année est de faire au mieux de ce que vous pouvez.
Et de ne surtout pas culpabiliser si la déco n’est pas digne de celle d’un magasin de jouets, si le menu se résume à une dinde et une purée surgelées tout juste améliorées, et si les cadeaux sont un peu moins nombreux sous le sapin, par manque de temps, d’énergie ou de moyens. Et c’est OK.
Ce qui compte, c’est l’état d’esprit dans lequel vous allez aborder cette soirée avec vos enfants. Ne cachez pas vos émotions, mais ne les laissez pas pour autant vous voler ce moment de partage et de joie avec eux.
S’ils viennent de perdre leur père, accordez-vous le droit d’en parler ensemble, de vous remémorer quelques bons souvenirs, sans les forcer, bien sûr. Mais si chacun prend le temps de raconter une anecdote sur ce grand absent, cela peut donner lieu à un joli moment qui vous fera du bien à tous. Même si quelques larmes coulent.

Il n’y a rien de pire que la joie forcée ou simulée. Les enfants le sentent et personne n’est dupe.

Célébrer, oui, mais sans en faire non plus un jour plus triste que les autres.

Et si vous êtes fraîchement séparés, laissez vos enfants appeler leur père, au moment que vous aurez choisi, juste pour lui souhaiter un joyeux Noël, même si vous n’êtes pas en bons termes. Mettez cela sur le compte de la magie de Noël. Une soirée sans tensions ni récriminations est le meilleur cadeau que vous puissiez leur faire.

Plutôt que de porter seule le poids de cette soirée sur vos épaules, mettez-les dans la boucle :
Un sapin, d’accord, mais si on compensait sa petite taille par plus de guirlandes ?
Dress code ? Sans forcer, chacun fait la surprise de s’habiller selon son humeur et son envie.
Quel menu ? Et si, au lieu d’un plat traditionnel qui vous fatigue à l’avance, on se faisait vraiment plaisir avec un plat hyper réconfortant ?
Quel dessert ? (À faire ensemble, c’est encore mieux.)
Et même, pourquoi pas plusieurs ? C’est Noël, oui ou non ?
Et pendant qu’on y est, est-ce qu’on ne s’autoriserait pas un plateau-repas, sous un plaid, devant un film réjouissant ?
Les cadeaux, avant ou après le dessert ?
Et si, cette année, il y a moins de cadeaux, on les choisit avec soin et chacun peut même avoir le droit à son portrait écrit avec amour en quelques lignes.
Ou une petite déclaration personnalisée, sur une jolie carte qui touchera droit au cœur.
Et pour l’ambiance, pourquoi pas un karaoké ? Une battle d’aura ? (Vos ados vous expliqueront.)

Un Noël réussi n’est pas un Noël où tout est parfait. C’est un Noël où vous êtes là, présente, où les enfants se sentent écoutés, entourés, câlinés et réconfortés.

Un moment plein de douceur, qu’ils ne seront pas prêts d’oublier…

Lire nos autres articles

Lire nos autres articles

© 2025 – Femmes-monoparentales.com

474Crédits et mentions légales             Gestion des cookies             Sitemap

Contact

Département des Hauts-de-Seine
Institut des Hauts-de-Seine
57 rue des Longues Raies

92000 Nanterre
01 41 37 11 10

institut@hauts-de-seine.fr

© 2025 – Femmes-monoparentales.com

Contact

Département des Hauts-de-Seine
Institut des Hauts-de-Seine
57 rue des Longues Raies
92000 Nanterre
01 41 37 11 10
institut@hauts-de-seine.fr

© 2025 – Femmes-monoparentales.com