Parler sexualité avec son enfant : répondre simplement, rassurer, informer, sans tabou.

Non, vous n’avez pas un petit démon à la maison. Vous êtes tout simplement l’heureuse maman d’un petit bout en pleine forme qui teste les limites de son environnement. Rien de personnel contre vous, bébé teste simplement pour trouver sa place.
La vie de parents n’est pas un long fleuve tranquille, et celle des enfants non plus. Ils entendent à longueur de journée des injonctions et des interdictions. On les bassine, on leur rabâche, souvent pas de la meilleure des manières. Dans leur petit cerveau immature, ça bouillonne.
On ne va pas se mentir, nous, parents, aimerions que tout se passe bien dans le meilleur des mondes. Pas de crises, pas de nourriture au sol ou sur les murs, pas de pantalons pleins de boue parce que mini a sauté dans une flaque… Clairement, on aimerait des images. Oui, mais ce genre d’enfants n’existe pas et c’est tant mieux.
Entre 0 et 3 ans, les petits découvrent leur environnement, leur corps, leur langage… Un très gros travail. Forcément, pour connaître leurs capacités, mais aussi leurs limites, ils expérimentent. Nous, adultes, pouvons parfois confondre cela avec ce que nous appelons vulgairement « une bêtise ».
C’est quoi au juste une bêtise ?
Selon la définition du Larousse, une bêtise s’apparente à un « manque d’intelligence ou de jugement ; stupidité ». De fait, si on dit d’un enfant qu’il a fait une bêtise, cela renvoie son action à un comportement volontairement négatif. Forcément, bébé manque de jugement, son cerveau est immature. En d’autres termes, le mot bêtise n’a pas de sens. Le chroniqueur PapaPositive explique : « En disant aux enfants qu’ils font des “bêtises”, nous ne leur expliquons pas clairement ce qui ne convient pas. Ce mot est vague, trop général, et surtout, il donne l’impression que l’enfant lui-même est “mauvais”, et non que son comportement est simplement inadapté dans ce contexte précis. »
Les enfants testent donc tout ce qui leur tombe sous la main. Forcément, parfois, cela prend la forme d’un verre d’eau jeté à terre. Pour nous, cela peut s’apparenter à une provocation. Pour eux, c’est tout simplement l’apprentissage de la permanence de l’objet qui se met en place. L’eau était dans le verre, je la jette, elle disparaît et atterrit sur le sol. Magique. Que faire dans ce genre de situation ?
La maman que vous êtes fulmine, lavette à la main, tiraillée entre colère et résignation. Eh bien, tout d’abord, on ne gronde pas l’enfant et on ne hausse pas le ton. On se place à côté de lui, on lui explique pourquoi cela ne se fait pas et on lui montre que nous, adultes, devons nettoyer. On lui demande de nous accompagner dans ce nettoyage. Oui, car il est très important de lui donner la possibilité de réparer, cela va le valoriser.
Afin de se faire comprendre et entendre, on répète encore et encore les règles que l’on veut instaurer à la maison, parce que nos enfants ne naissent pas avec le règlement intérieur de la maison dans les mains. Du coup, ils ne peuvent pas deviner ce qu’on ne leur explique pas.
Lorsqu’une action de mini nous déplaît, il faut bannir les cris et les grands gestes. Si l’enfant voit que ce qu’il vient de faire suscite chez vous une réaction forte, il aura tendance à le refaire pour attirer votre attention. En revanche, il est important de poser un cadre et donc d’instaurer des règles de vie. Ces dernières peuvent être expliquées à l’enfant de manière bienveillante. Pour cela, l’adulte doit adopter un comportement apaisé et soigner sa communication verbale et non verbale.
La communication verbale implique les mots, le ton et l’intonation. La communication non verbale regroupe l’expression du visage ; le contact visuel ; l’espace personnel ; la gestuelle des mains et le contact physique.
L’une des clés pour communiquer avec un enfant est, selon l’UNICEF, d’« employer un langage à la portée de votre enfant, en fonction de son âge. Faites preuve de clarté et de précision, en évitant les mots péjoratifs. S’adresser aux enfants avec gentillesse permet de leur montrer l’exemple. Il est important que votre enfant ressente, à travers chaque conversation, le respect et l’amour que vous lui portez ».
Par ailleurs, il est important de développer son intelligence émotionnelle (empathie et disponibilité) et de mettre en place une communication positive (bannir les négations).
Oui, parce que les négations sont contre-productives. Isabelle Filliozat préconise d’adopter des formulations positives. Elle explique : « Nous avons désespérément tendance à formuler les choses négativement. C’est-à-dire que nous expliquons aux enfants tout ce que nous ne voulons pas qu’ils fassent. Exemple : ne pensez pas à un zèbre, un zèbre qui court dans la savane. N’y pensez surtout pas. Qu’est-ce que vous êtes en train de faire ? Vous l’avez vu, vous l’avez imaginé, ce zèbre. C’est exactement ce que vous faites quand vous dites à un enfant de ne pas faire ceci ou cela. »
Elle poursuit : « Si vous dites “ne touche pas à ce placard”, c’est comme si vous disiez “touche placard”. La négation n’existe pas encore avant deux ans. Il ne peut pas mettre deux images en même temps. »
Les enfants sont des petits êtres en construction. Ils passent leur journée à observer leur environnement et les adultes en particulier. Très vite, ils adorent les jeux d’imitation. Passer le balai, l’aspirateur, jouer à la dînette ou promener une poupée. Bébé trouve ces idées de jeu parce qu’il nous voit faire. Il nous imite. Si nous voulons que notre enfant adopte un certain comportement, nous devons nous-mêmes être exemplaires. Réfléchissez à l’exemple que vous donnez. Les parents sont la porte d’entrée par laquelle les enfants découvrent le monde. Ce que votre enfant vous voit faire est aussi important que ce que vous lui dites.
Le site de l’UNICEF explique : « Ne faites jamais à votre enfant une promesse que vous n’êtes pas sûr(e) de tenir. Vous favoriserez ainsi l’instauration d’une relation de confiance. Enfin, n’oubliez pas que la gentillesse et l’amour restent les maîtres-mots pour tisser des liens et communiquer avec votre enfant. »
Si vous adoptez des comportements adaptés à son âge, ses cinq besoins fondamentaux seront comblés (besoins physiologiques, besoins de sécurité, besoins d’appartenance et d’amour, besoins d’estime et besoin d’accomplissement de soi). De fait, votre petit adoptera, d’emblée, un comportement plus calme et posé.

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