Comment trouver la bonne nounou à qui faire confiance ?

La mort est un sujet difficile, mais inévitable, qui suscite naturellement de nombreuses questions chez les enfants. Selon leur âge, leur compréhension et leurs réactions, il est essentiel de savoir comment leur répondre avec justesse et bienveillance.
La mort fait partie de la vie, mais elle reste un sujet qui effraie aussi bien les adultes que les enfants. Naturellement, ces derniers s’interrogent beaucoup, mais les réponses à leur donner varient selon leur âge.
Dès la petite enfance (3–5 ans), les enfants posent de nombreuses questions : « C’est quand qu’on meurt ? », « Est-ce qu’on se réveille quand on est mort ? », « On ne va pas s’ennuyer ? ». Pris au dépourvu, il nous arrive de sourire maladroitement sans savoir quoi répondre. À cet âge, il faut garder en tête que la mort est souvent perçue comme quelque chose de temporaire, comparable au sommeil. C’est pourquoi leurs questions sont très concrètes et nécessitent des réponses simples et claires.
Pour les aider, mieux vaut éviter les métaphores qui risquent de créer des peurs ou des malentendus. Dire par exemple qu’un grand-père est « parti au ciel » peut amener l’enfant à scruter les nuages pour le retrouver, et dire « il est parti » laisse espérer un retour. Il ne faut pas non plus créer des images effrayantes ni encourager les amalgames. Le ciel n’est pas peuplé d’êtres fantômes ou de zombies. Cette image n’a pas de sens concret pour un enfant et peut renforcer son angoisse, en lui donnant l’impression qu’il doit chercher ou qu’il est observé par des esprits.
L’essentiel est de rassurer : la plus grande crainte d’un enfant est de perdre ses parents et de se retrouver seul. On peut expliquer avec des mots adaptés : « Quand quelqu’un meurt, son corps s’arrête de fonctionner, il ne respire plus, il ne souffre plus ».
On peut aussi donner des repères rassurants, par exemple : « Papi est mort parce qu’il était très vieux ».
Si un enfant parle beaucoup de la mort avant d’aller au lit, vous pouvez lui glisser cette petite phrase : « Je sais que tu as peur, c’est normal de se poser des questions sur la mort. Mais tu es en sécurité avec nous. Même si un jour quelqu’un meurt, tu ne seras jamais seul. Tu peux dormir tranquillement, le sommeil ne te conduit pas à la mort, au contraire il repose ton corps pour que tu sois en pleine santé à nos côtés. »
Les livres sont un très bon moyen d’expliquer. Voici une sélection de cinq ouvrages : Les questions des tout-petits sur la mort (Bayard Jeunesse) ; La mort (Collection Mes p’tits pourquoi) ; Expliquer la mort aux enfants : 28 contes-thérapies ; La caresse du papillon (Éditions du Rouergue) ; L’enfant et le gorille (Éditions Kaléidoscope).
Gardez en tête que les enfants ont surtout peur de ce qu’ils ne connaissent pas ou ne comprennent pas. Il est donc important de ne pas éviter leurs questions, même si elles sont difficiles ou gênantes, et de ne pas leur cacher la vérité. Ils perçoivent très vite l’absence d’un animal de compagnie ou d’un proche, et pourraient se sentir trahis s’ils découvrent que vous leur avez menti.
En revanche, emmener un enfant sur une tombe à cet âge peut être perturbant. En effet, pensant que la mort est non permanente, le petit risque de chercher un corps, une vision concrète de la mort qui pourrait l’aider à intellectualiser cette étape de la vie. Cela ne ferait que renforcer son questionnement.
Vers 6 ans, les enfants atteignent ce que l’on appelle l’âge de raison. Ils commencent à comprendre que la mort est universelle et irréversible, ce qui peut susciter de nombreuses questions directes, comme : « Est-ce que moi aussi je vais mourir ? ». Cette prise de conscience peut générer de l’angoisse, car l’enfant est confronté à une réalité qui le déstabilise et à la peur de perdre ses proches.
Il est donc essentiel d’encourager le dialogue et l’expression des émotions. Un enfant qui se confie sera moins frustré et plus ouvert. Certains enfants font des cauchemars liés à la mort simplement parce qu’ils n’osent pas en parler, par crainte de contrarier les adultes. Dans ce cas, il peut être utile de l’inviter à dessiner, jouer ou verbaliser ses émotions.
C’est aussi un âge où l’on peut mettre en place des rituels pour se souvenir, comme regarder des photos des personnes disparues, déposer des fleurs ou se recueillir sur une sépulture. On encourage aussi les jeux de rôles durant lesquels on fait parler des personnages, des poupées… Comme le souligne le Dr Michel Hanus, psychiatre et psychanalyste, il est important de ne pas réduire la mort à un simple rituel symbolique : « Pour l’enfant, ces gestes doivent s’inscrire dans la réalité de la perte : la mort est réelle, mais elle peut être nommée, comprise et traversée symboliquement. Le rituel est donc une béquille d’explication, mais pas une fin en soi ».
N’hésitez pas à vous ouvrir et à partager vos sentiments. Pour avoir une discussion sincère et profonde avec votre enfant, il est important de montrer que vous aussi, vous traversez des interrogations.
Si vous êtes en période de deuil, exprimez votre peine : il n’y a aucune honte à dire que l’on souffre ou que l’on n’a pas toutes les réponses. En réalité, personne ne sait exactement ce qu’il se passe après la mort. Expliquer cela à votre enfant lui permet de comprendre que ce sujet reste une énigme, et que votre intention n’est pas de le protéger ou de le tromper, mais simplement de lui montrer que la mort fait partie des grands mystères de la vie. Une communication franche et honnête qui doit perdurer durant la préadolescence (9–12 ans), puisque durant cette phase de développement, les enfants se demandent ce qu’il se passe après et sont dans un état d’esprit plus philosophique.
Enfin, la mort ne doit surtout pas devenir un sujet tabou. Il est utile de s’appuyer sur le cycle de la vie pour en parler. Des exemples tirés des végétaux ou des animaux vivants permettent d’expliquer de façon concrète et rassurante la mort et le deuil.
Si votre enfant est trop affecté par la mort ou qu’il a perdu un être cher, n’hésitez pas à consulter un pédopsychiatre. Il pourra le guider et l’aider à surmonter ses angoisses.

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