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Accueil / Santé & Bien-être / Travail, enfants, charge mentale… le burn-out des mamans solos, comment s’en sortir ?
Les larmes coulent souvent, la gorge se serre et la pesanteur que l’on ressent sur l’estomac ne disparaît jamais vraiment. Cette sensation de suffocation, d’angoisse, énormément de mères célibataires la ressentent. Ne sachant pas franchement comment se débattre dans cette épreuve que leur a infligée la vie, certaines prennent la plume pour écrire sur les réseaux. Histoire de ne pas souffrir en silence. Histoire de partager un bout de leur vie, rien que cinq minutes. Histoire d’avoir une oreille anonyme, sans jugement ni préjugé.
À 7h30, elle dépose son fils à l’école. Elle commence à 9h. Elle a choisi d’être entrepreneuse pour garder sa liberté, pour ne pas dépendre d’horaires impossibles à concilier avec la vie de mère. Pourtant, ce matin encore, elle a la gorge serrée. Le voir attendre si tôt devant le portail lui fend le cœur. Elle ne regrette pas ses choix, quoique… Elle regrette seulement de devoir tout porter, seule. Elle n’a pas de prénom. Elle, c’est un message anonyme posté un soir de déprime sur un groupe d’entraide de mamans solos, sur Facebook.
Depuis qu’elle est devenue maman solo, elle oscille entre colère et tristesse, raconte-t-elle. « Je pleure souvent », peut-on lire. Elle étouffe de ne plus avoir d’adulte à la maison pour partager les décisions, les imprévus, les doutes. Elle ne voit pas le bout du tunnel, pourtant, elle aimerait un peu de lumière dans ce quotidien trop lourd pour elle, presque impossible à assumer.
Ce constat, on le lit souvent sur les réseaux sociaux quand les mères célibataires osent parler, s’exposer. Ce n’est pas facile de dire sa vérité, car beaucoup ont peur de se faire juger. Pourtant, dans les groupes de mères célibataires, les témoignages se ressemblent, malheureusement. Il y a celles qui cumulent travail salarié et garde d’enfants. Celles qui se lancent dans l’indépendance pour adapter leurs horaires. Celles qui ne travaillent pas encore, faute de solution de garde, et qui se sentent enfermées dans un quotidien trop étroit. Toutes parlent d’une fatigue qui dépasse la simple lassitude.
Une autre maman raconte ses journées avec ses jumelles de trois ans. Depuis leur naissance, elle gère tout. Elle se lève plus tôt pour tenter de s’offrir quelques minutes de silence, mais ses filles se réveillent presque aussitôt, comme si elles percevaient son absence. On a toutes déjà pensé que nos enfants nous étaient connectés. Une envie de café pendant une sieste et aussitôt ils se réveillent… Bref, pour cette maman de jumelles, le soir, l’endormissement réclame sa présence entière. Elle s’allonge près d’elles, attend qu’elles sombrent, puis réalise qu’elle n’a plus d’énergie pour elle-même. Les soirées disparaissent, avalées par l’épuisement.
Elle aime ses filles d’un amour immense, fusionnel. Pourtant, certains jours, elle a peur de ne pas tenir et elle s’en veut. Pour tenir, elle prend son téléphone et écrit sur son groupe Facebook. Elle partage sa détresse pour qu’une internaute qu’elle ne connaît pas la raccroche à la vie, avec quelques mots de soutien.
Ce qui épuise n’est pas seulement le rythme. C’est la continuité. Ne jamais pouvoir passer le relais. Ne jamais pouvoir dire : « Je prends l’air, c’est ton tour. » La psychologue belge Isabelle Roskam, qui a largement travaillé sur le burn-out parental, explique que l’épuisement survient lorsque les exigences deviennent chroniquement supérieures aux ressources. Chez les mères solos, l’équation est souvent déséquilibrée dès le départ. Les responsabilités sont pleines, les ressources limitées.
La charge mentale est totale, exclusive. Il ne s’agit plus de répartir les tâches. Il s’agit de tout anticiper, tout organiser, tout absorber. Les rendez-vous médicaux, les courses, les lessives, les factures, les devoirs, les émotions des enfants, les siennes. Même la nuit, l’esprit reste en veille. Et quand le corps commence à lâcher, la culpabilité s’invite. Pour tenir, pour survivre, il faut savoir demander de l’aide, passer le flambeau à une mère, un père, une amie ou tout simplement une nourrice quand on en a les moyens. Il faut lâcher prise et se dire que la mère parfaite n’existe pas. Être entourée, c’est la clé pour briser l’isolement social et prévenir les burn-outs parentaux.
Dans les Hauts-de-Seine (92), plusieurs associations peuvent soutenir les mamans solos. Par exemple, l’Union départementale des associations familiales des Hauts-de-Seine (UDAF 92) propose information et accompagnement ; le Secours Catholique offre un accueil et un soutien aux mamans isolées ; et SuperMamans France met en relation des bénévoles avec de jeunes mères pour rompre l’isolement. Il existe aussi Aide aux Mères et aux Familles à Domicile pour un accompagnement à domicile, dont le siège se trouve dans le 10e arrondissement de Paris. L’entité Noö Family propose un soutien en visio pour parents solos. Ces structures peuvent aider sur les plans moral, administratif et pratique.
À cette fatigue s’ajoute souvent la pression financière. En France, les familles monoparentales sont particulièrement exposées à la précarité. Les données de l’INSEE rappellent que près d’un tiers d’entre elles vivent sous le seuil de pauvreté. Derrière les chiffres, il y a des arbitrages permanents : payer la cantine, s’offrir une nouvelle paire de chaussures, acheter le bac à sable qu’ils souhaitent tant ou tout simplement se payer de la viande à chaque repas. C’est dur, viscéralement exigeant.
Certaines mères se réinventent professionnellement pour survivre. Elles deviennent formatrices en visio, ouvrent un cabinet avec des horaires aménagés, accueillent leurs enfants sur leur lieu de travail. Cette créativité force l’admiration, mais elle naît souvent d’une nécessité plus que d’un choix. Certaines ont deux emplois et c’est ce qui leur permet de joindre les deux bouts. Des assistantes sociales sont à l’écoute pour la gestion des dossiers de demandes d’aides ou tout simplement pour informer au mieux sur les droits.
Parfois, la séparation ne s’est pas faite dans la douceur. Une jeune mère, partie après des violences conjugales, confie pleurer chaque jour. Ses mots sont déchirants et ne peuvent laisser insensible. Elle travaille, s’occupe de son bébé d’un an, mais son corps reste en état d’alerte. Elle se dit traumatisée. Pour elle, la reconstruction sera longue. La prochaine relation amoureuse : impossible. Dans ces situations, l’épuisement parental se double d’un choc psychique profond. Des thérapies comme l’EMDR, développée par Francine Shapiro, peuvent aider à retraiter les souvenirs traumatiques, mais la reconstruction demande du temps. Accepter de parler à un psychologue est déjà une première étape vers la guérison, mais encore faut-il en avoir le temps et les moyens. Le médecin traitant peut prescrire des séances de psychothérapie, remboursées par la Sécurité sociale. Pour cela, il faut passer par un réseau agréé et les délais de rendez-vous sont souvent très étirés.
« Bosser, gérer la maison… ça va. Mais rencontrer du monde ? Mission impossible », commente une jeune femme en ligne. Oui, parce que la solitude pèse et les journées se résument à un triangle immuable : travail, école, maison. Les conversations d’adultes se raréfient. Les amitiés demandent une disponibilité qu’on n’a plus. Le sentiment d’isolement s’installe sans bruit, et avec lui l’impression étrange de disparaître un peu en tant que femme. Écrire, déjà, c’est sortir de sa bulle. Accepter le regard de l’autre. Accepter d’aller vers l’autre, sans crainte.
Ce que beaucoup cherchent en écrivant ces messages, ce n’est pas une solution miracle. C’est un écho. La preuve qu’elles ne sont pas les seules à trouver cela difficile. La permission de dire que oui, parfois, c’est trop.
Et peut-être aussi un rappel essentiel : une mère épuisée n’est pas une mauvaise mère. C’est une mère qui porte énormément, sans relais suffisant. Et il faut beaucoup de courage pour demander du soutien.

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