Fabienne, maman sourde et battante, élève seule ses enfants avec force, amour et courage.

Muriel a 50 ans et travaille dans l’industrie pharmaceutique. Son mari l’a quittée il y a 17 ans, un mois avant qu’elle ne donne naissance à leur troisième enfant. Malgré la violence de ce départ auquel elle ne s’attendait pas, elle a tracé sa route, la tête haute.
On venait d’emménager à Colombes, on avait deux enfants. Le second, opéré à la naissance d’une malformation cardiaque, s’en était très bien sorti, tout allait bien. Ce troisième bébé arrivait comme un bonheur simple à gérer, et soudainement, mon mari m’annonce qu’il me quitte.
À ce moment-là, le ciel m’est tombé sur la tête. Et puis notre fils est né, j’ai géré les premières semaines et les nuits, toute seule. Il fallait aussi que je m’occupe de mes deux aînés, qui avaient 3 et 5 ans.
Je suis passée en mode robot, je n’avais pas le choix. Il fallait tenir pour les enfants.
Ça a été extrêmement difficile, même si mes parents n’étaient pas très loin et que j’avais des amis qui essayaient de me soutenir.
Honnêtement, avec le recul, je me demande encore comment j’ai fait pour ne pas sombrer. Je ne prenais pas le temps de réfléchir à la situation.
J’avais une vie professionnelle qui me permettait un peu d’échapper à ma solitude au quotidien. À cette époque, j’ai aussi été accompagnée par une psychologue, qui m’a beaucoup aidée.
Ces rendez-vous étaient le seul moment où je m’autorisais à « craquer », à dire que je n’allais pas bien. C’était ma soupape.
Le plus douloureux, c’est la solitude. J’étais moins invitée, la plupart du temps je passais mes vacances seule avec mes enfants, et quand ils étaient chez leur père, j’étais complètement paumée.
Je ne savais pas quoi faire de ce temps, comme si mon univers tournait principalement autour de mes enfants et que j’avais perdu tout désir pour moi.
Et puis, j’étais à un âge où tous mes amis étaient en pleine construction de leur vie de famille. Peu sont divorcés à 33 ans avec trois enfants.
J’étais en décalage par rapport à eux.
J’ai pris des cours de danse. Je me suis inscrite dans un club de ping-pong, j’ai fait de la randonnée… J’ai tenté pas mal de choses qui m’ont fait du bien et permis de rencontrer de nouvelles personnes.
Les soirs d’hiver, j’ai beaucoup lu ou regardé de vieux films. Et puis, j’ai pris l’habitude d’aller au théâtre, à un spectacle ou au cinéma toute seule.
Ah, vaste question ! J’ai eu quelques aventures plus ou moins longues, mais aucune qui ne m’ait donné envie de reprendre une vie de couple.
J’ai d’abord rencontré quelqu’un sur mon lieu de travail, puis, quand ça s’est terminé, j’ai résisté, et finalement, j’ai fait comme tout le monde : j’ai créé un profil sur un site de rencontres.
Puis, j’ai eu de très longues traversées du désert. Pas facile de trouver — et de garder — quelqu’un lorsqu’on élève trois jeunes enfants au quotidien, sans garde alternée.
Plus tard, j’ai intégré une bande de quadras, tous divorcés, qui faisaient des fêtes mémorables et très alcoolisées, mais j’ai fini par me lasser de cette ivresse superficielle.
J’avais envie d’échanges plus matures, pas de régression au pays des ados. Je voulais surtout rencontrer quelqu’un avec qui partager ma vie.
Oui, si on parle d’un amoureux. Mais, à la maison, j’ai toujours mes deux fils. L’un poursuit des études supérieures et le plus jeune est en première.
Quant à ma fille, elle est partie vivre à l’étranger il y a quatre ans.
Pas grand-chose. J’ai fait ce que je devais faire, dans un contexte où il fallait avancer pour que mes enfants aillent bien.
Je suis heureuse de les voir épanouis aujourd’hui, même si je regretterai toujours qu’ils aient grandi dans un foyer monoparental, sans repère masculin au quotidien.
Si c’était à refaire, je partirais de Paris avec mes enfants, pour une vie moins stressante.
Et puis, je m’accorderais plus de temps pour moi, pour faire des activités permettant de voir du monde, d’être moins seule.
Avec le recul, ce qui a été le plus difficile — et qui l’est encore — c’est la solitude (week-ends, vacances, Noël…).
J’ai appris à l’apprivoiser, mais si c’était à refaire, je m’arrangerais pour que ça n’arrive pas.

Fabienne, maman sourde et battante, élève seule ses enfants avec force, amour et courage.
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