« Au delà des cultures et des situations, il existe une vraie solidarité entre les femmes.»

Simone Veil - Conférence du Caire 1994
Conseil général des Hauts-de-Seine

Formulaire de recherche

Me faire aider

La précarité menstruelle : où en sont les françaises ?
Publié le 08 mars 2022

La précarité menstruelle : où en sont les françaises ?

Elles sont plus de 1,7 millions de femmes à être touchées par la précarité menstruelle. Ce sujet est en train de devenir moins tabou en France, cependant, de nombreuses avancées sont encore nécessaires pour permettre à toutes les Françaises de vivre dignement pendant leurs règles.

« Avoir ses règles », « être en période de menstruation », « avoir ses ragnagnas », « avoir ses rougets » … Voilà autant d’expressions encore trop taboues dans notre société patriarcale. Pourtant, force est de constater que les mentalités tendent à changer et que le sujet de la précarité menstruelle est pris à bras-le-corps par certains politiques. Aujourd’hui, à l’occasion de la journée internationale des femmes, nous avons voulu mettre en lumière cette crise sanitaire liée au cycle féminin qui gangrène la vie de milliers de Françaises.


Les règles, combien ça coûte aux femmes ?

3.800 euros, c’est la somme, moyenne, qu’une femme française va dépenser, dans sa vie, pour acheter des produits d’hygiènes périodiques… C’est en tout cas ce qui est ressorti d’une étude menée par nos confrères du journal Le Monde, en 2019. Face au manque d’informations sur le sujet, le journal a voulu estimer, à minima, le coût financier supporté par les femmes pour leurs menstruations.

Nos confrères justifient leur résultat : « Le montant des protections et antidouleurs s’élève à 7,50 euros par cycle pour une femme ayant des règles d’une durée et d’un flux « moyens » – soit près de 3 800 euros pour une vie. La facture reste toutefois incomplète ». En effet, à cela, se rajoute les consultations, régulières, chez le gynécologue ainsi que les dépenses liées à l’achat de sous-vêtements et de linges de lit qui peuvent, souvent, être tâchés par le sang.


2 millions de femmes en précarité menstruelle

Les plus précaires des Françaises, n’ont, bien évidemment, pas les moyens de se payer ces produits de première nécessité.

Pour exemple, une boite contenant 22 tampons périodiques de la marque Tampax Compak coûte 3,99 euros chez Monoprix. Toutes les femmes ne peuvent se permettre ce luxe. Pourtant, les plus pauvres auront aussi leurs règles, près de 500 fois, dans leur existence.

En conséquence, ces femmes, souvent des étudiantes, s’isolent pendant leurs menstruations, manquant ainsi leur cours, se coupant du monde et vivant dans des conditions d’hygiène assez lamentables. D’après un rapport des Glorieuses, publié en 2019, et repris dans le Rapport annuel sur l’état des lieux du sexisme en France, en 2019, du Haut Conseil à l’Égalité 1,7 millions de femmes, en France sont victimes de précarité menstruelle et manquent de produits d’hygiène intime.

Face à cette urgence sanitaire, les règles ont pris une tournure politique.


L’État se mobilise

C’est ainsi que le 15 décembre 2020, Olivier Véran, ministre de la Solidarité et de la Santé, tweetait : « Les règles ne sont pas une honte, la précarité menstruelle, si ». Dans le même post, il déclarait que l’État allouait 5 millions d’euros de budget pour lutter contre ce fléau en 2021.

Dans ce cadre, le 23 février 2021, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a annoncé la mise à disposition gratuite de protections hygiéniques pour les étudiantes dans tous les établissements scolaires. À la rentrée 2021, les résidences universitaires des CROUS et les services de santé universitaires ont été équipés en distributeurs de protections hygiéniques gratuites et respectueuses de l’environnement. L’objectif du Gouvernement était de rendre accessibles 1.500 points de distribution gratuite.

Le combat contre la précarité menstruelle ne fait que commencer !

 

Un article de Magali Vogel
Photo by Natracare on Unsplash

Voir plus d'articles
Dodo, vie en collectivité, pleurs, bébés mordeurs... Immersion au cœur d’une crèche
Publié le 24 mai 2022

Dodo, vie en collectivité, pleurs, bébés mordeurs... Immersion au cœur d’une crèche

Elles ont dédié leur vie à celles des enfants. En effet, Lydie Ribet, responsable du relais petite enfance et éducatrice de jeunes enfants à Bruguières (Haute-Garonne) ainsi que Myriam Revellat, directrice de la structure crèche de la commune et puéricultrice de formation travaillent en binôme pour assurer l’accueil en collectivité des enfants du village. Elles nous racontent leur quotidien aussi mouvementé que joyeux.

Aider son enfant à choisir son orientation
Publié le 03 mai 2022

Aider son enfant à choisir son orientation

À quelques mois de la fin de l’année scolaire, la délicate question du passage dans la classe supérieure ou d’une nouvelle orientation se pose ! Pour les uns, la réponse est limpide, pour d’autres, elle mérite un discernement.

Enceinte et solo, comment réussir à vivre une grossesse épanouie ?
Publié le 25 avril 2022

Enceinte et solo, comment réussir à vivre une grossesse épanouie ?

Être enceinte est pour certaines une épreuve lorsqu’elles sont en couple, alors être enceinte et solo, cela peut s’avérer pénible. Nous vous donnons quelques pistes pour mieux vivre ces neuf mois si vous êtes célibataire.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites

Pour en savoir plus et paramétrer les traceurs