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Le prix de notre liberté ? Subir une charge mentale beaucoup trop importante
Publié le 08 mars 2024

Le prix de notre liberté ? Subir une charge mentale beaucoup trop importante

Laurie, 30 ans, est maman de Louise, 6 ans, Simon 3 ans et enceinte de son troisième enfant. Infirmière dans le service de dialyse d’un grand hôpital parisien, elle nous parle de sa vie de femme et de mère qu’elle mène à 100 à l’heure. Un témoignage captivant en ce 8 mars.

Que vous inspire la journée de la femme ?

Je pense déjà à la liberté que les femmes ont gagnée depuis des décennies. Il y a encore une centaine d’années, les femmes avaient une place très précaire dans notre société française. Cependant, il me semble que la place des femmes et des mères ne sont pas encore assez valorisées. Aujourd’hui, nous avons gagné en liberté, certes, mais nous devons être sur tous les fronts. Avant nos mères pouvaient ne pas travailler pour soccuper des enfants et on ne les moralisait pas. Maintenant, nous sommes obligées de mener une carrière et, en plus, de nous occuper de nos enfants. Nous ne sommes pas encore égales aux hommes et il y a encore du chemin à parcourir. Aujourd’hui, nous avons une double casquette. Le prix de notre liberté ? Subir une charge mentale beaucoup trop importante.

 

Et justement, que pensez-vous de l’image des mères au foyer ?

Les mères au foyer, malheureusement, ne sont pas mises en valeur. Elles sont oubliées. Leur travail est tout aussi important qu’une salariée en entreprise et même plus dur. Elles n’ont pas de pause, pas de temps off, c’est du 24/24 avec leurs enfants. Je leur tire mon chapeau. En plus, elles gagnent une misère. Quand on sait qu’un congé parental total est rémunéré 428 euros… Il y a de quoi s’interroger. Ce n’est pas possible de vivre correctement lorsque l’on gagne une somme pareille. Nous avons des aides, en France, c’est vrai et nous n’allons pas nous en plaindre, mais elles ne sont pas encore suffisantes.

 

Être maman pour vous, cela signifie quoi ?

C’est être dévouée à ses enfants, mais quel le bonheur de les voir grandir les trois premières années de leur vie. C’est un privilège, même si cela demande des sacrifices. S’occuper de ses enfants à temps plein ou partiel si l’on travaille, pour une femme, rime aussi avec ménage, lessives, repassage… Les tâches ménagères ne sont pas encore bien réparties, car les hommes ont, généralement, des métiers très prenants en termes de temps.

 

Prenez-vous du plaisir dans votre rôle de maman ?

A partir de 20h10… (rires) Oui, évidemment ! Les petits bonheurs du quotidien, comme un sourire, un câlin, un mot d’amour, n’ont pas de prix. Avoir du temps avec ses enfants, aujourd’hui, est un luxe.

 

Infirmière et maman, comment arrivez-vous à concilier ces deux métiers exigeants ?

Jessaie dadapter mon planning en fonction des enfants, et de trouver des solutions pour les récupérer, car je n’ai pas de garde après 18 heures. En tant qu’infirmière, je finis tard et j’enchaîne des gardes de 12 heures. C’est bloquant.

 

Quelles sont vos difficultés au quotidien ?

Mes difficultés sont principalement financières. La garde des enfants coûte cher donc cest un calcul à faire, car, parfois, aller travailler ne sert à rien. Je m’explique. Dans mon cas, il n’est pas plus rentable d’aller travailler et de faire garder mes enfants plutôt que de rester à la maison et de m’occuper d’eux. Entre le prix de leur garde, le coût de la cantine, mes frais de transports pour me rendre au travail… Mon salaire - qui n’est pas épais - ne me sert qu’à payer les charges liées à mes enfants. Pour vous donner un exemple concret, je dépense 1.340 euros de frais de garde et je ne touche que 1.600 euros. Depuis quelques mois, j’ai beaucoup réfléchis. Pour me sortir du rouge, j’ai décidé d’arrêter de travailler afin de m’occuper de mes enfants. Bien que mes revenus vont légèrement diminués, ma fatigue va s’atténuer et je serai plus disponible et à l’écoute avec eux. Je vais gagner en confort de vie.

 

On parle beaucoup de crise écologique, d’inflation… Ces sujets ne vous ont pas freiné pour concevoir un troisième enfant ?

Non. L’amour de la famille l’a emporté. Le bonheur de voir des enfants grandir est un luxe. J’avais envie de construire une fratrie que je n’ai pas eue.

 

Un article de Magali Vogel

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